mardi 10 janvier 2017

Les débuts de l'allaitement

Les débuts de l'allaitement.

Bébé viens d'arriver, première mise au sein, tétées de colostrum, montée de lait, échange de regard … mais aussi, parfois petits désagrément : cloques, crevasses, douleurs !

Les débuts de l'allaitement peuvent être idylliques, chaotiques ou simplement un petit peu compliqués. Je crois que la manière dont nous vivront les petits désagréments qui peuvent survenir dépendra aussi de la manière don nous les accueillerons.



Je vais vous parler un peu de mon expérience personnelle pour illustrer mes propos.


Pour ma première, les débuts de l'allaitement ce sont très bien passé. La première mise au sein fût légèrement douloureuse, j'ai eu une petite cloque, mais en aidant bébé à bien positionner sa bouche lors de la prise du sein, tout c'est estompé très vite, la montée de lait est arrivée avec quelques tensions, puis c'est parti pour 26 mois d'allaitement sereins. Le fait de savoir que ses étapes existent m'a permis de les accueillir sans stress.

Pour ma 2em les début se sont déroulés sans aucun accros, il faut dire que le sevrage de mon aînée avait eu lieu 2 mois avant sa naissance, je suppose que cela à sans doute facilité. Pourtant 2 mois après j'ai eu une candidose, avec douleurs, crevasses et il à fallu 2 mois pour s'en débarrasser, puis vers les 18 mois de ma fille j'ai eu un canal lactifère bouché et une ampoule de lait. Mais avec les bons gestes, comme pour le reste c'est passé et nous avons continué jusqu'à ses 28 mois.

Pour bébé 3, les débuts furent difficiles : cloques, crevasses, montée de lait fulgurante 36h après la naissance avec engorgements, candidose, REF comme pour les première, RGO chez bébé… Bref, somme toute pas très agréable comme début. Mais sachant que tout cela n'était que passager, je n'est pas renoncé, je savait qu'avec les soins appropriés, un peu d'aide à bébé pour un bon positionnement, avec la montée de lait qui allait se réguler etc tout rentrerait dans l'ordre incha'Allah.

Mais j'ai pensé aux jeunes mamans, qui vivent cela pour un premier allaitement sans être informées, il est alors compréhensibles que certaines se découragent. Quant on à mal et qu'on ne sais pas que cela peut arriver, qu'il y à une solution, qu'on ne sais pas combien de temps cela va durer etc. L'esprit humain à vite tendance à nous faire imaginer le pire … «  Mais c'est ça allaiter ! Je ne supporterait pas d'avoir mal tout le temps » etc.
De plus l'entourage, les mœurs, l’environnement et notre culture peut être un facteur aggravant. Dans une société où il est normal de donner du lait artificiel dans un biberon, quant on à mal, la tentation est grande de céder à cette facilité surtout lorsque l'on ignore les tenant et les aboutissant de ce choix sur le bien être de notre bébé. Quant on sais que le lait artificiel contient de la taurine de synthèse, de la maltodextrine de synthèse, de l'aluminium ( substance neurotoxique) qu'il contient 6 fois moins d'acides gras essentiels nécessaires au bon développement cérébral. Quant on sais que le lait artificiel est composé de molécules bien plus grosses que le lait maternel et que sa digestion est difficile pour le bébé humain ( en effet le lait artificiel provient des vaches, il est donc conçu pour les petits veaux qui on 4 estomacs ) On se dit qu'en fin de compte la nature est bien faite et qu'il y à sans doute du bon sens dans le fait que les mammifères soient tous pourvu du lait qui convient parfaitement à la croissance de ses petits, et que nous n'échappons pas à cette règle. Alors sans doute avec ses éléments à l'esprit, la tentation de donner un biberon de lait maternel ne se feras pas sentir et notre patience face aux petites difficultés sera plus solide.

Si nous savons que les crevasses sont la plupart du temps dû à un mauvais positionnement, une mauvaise prise en bouche du sein et qu'il suffit de corriger cela pour en être très vite débarrassé, il est alors plus facile de patienter.

Si nous savons qu'il est fréquent et normal qu'un nouveaux né réclame le sein très souvent, y compris la nuit, mais que cela est passagers, qu'il va se réguler et espacer les tétées progressivement. Il est alors plus facile d'accepter la fatigue quelque temps.

Si l'on sais que l'allaitement n'est pas qu'une nourriture physique mais émotionnelle, psychique. Que c'est un lien qui rassure et réconforte bébé et libère de l'ocytocine. Il est alors plus doux de le laisser téter à volonté même si c'est très souvent ! 

Si l'on à conscience que tout passe et que bientôt bébé marcheras, grandiras, s'éloigneras de nous aussi. Il est plus agréable de combler ses besoin temps qu'il est encore dépendant, il ne le seras plus bien assez tôt !

Si notre entourage nous encourage et nous soutient, il est plus facile de supporter les petits désagrément, il est plus facile de se faire confiance et faire confiance à son bébé.

Malheureusement, l'allaitement maternel est encore trop peu répandu. Même s'il revient doucement sur le devant de la scène, le corps médical qui entoure la maman est très souvent mal formé, voir pas formé du tout pour l'accompagnement et le soutient à l'allaitement. De très mauvais conseils sont parfois donnés : « vous n'avez pas assez de lait : donnez un biberon de lait artificiel » « votre bébé ne dois pas téter plus souvent que toutes les 3h » «  votre bébé ne suis pas les courbes du carnet de santé votre lait ne lui suffit pas » « l'allaitement au delà de 6 mois ne sert à rien » etc. Des inepties pourtant servient par un personnel médical ignorant en matière d'allaitement maternel.
De nombreuses mamans pensent sincèrement que le choix entre l'allaitement maternel et le lait artificiel est un choix basé sur 2 options quasi similaires. Hors ce n'est absolument pas le cas. La différence est aussi grande qu'entre du thon et du caviar ! ( Même si je n'est jamais mangé de caviar j'imagine que ce n'est pas du tout la même chose hihi!) Ou si vous préférez c'est comme décider de donner du lait de chat à un mouton …. ça ne nous viendrait pas à l'esprit ! D'ailleurs a t'on déjà vu une chatte ne pas avoir assez de lait pour ses petits, où que son lait ne sois pas assez nourrissant ?

Il est primordial de se renseigner, de chercher les informations. N'hésitez pas à questionner d'autres mères allaitantes, posez vos questions, allez à des réunions LLL, rejoignez des groupes de discussion sur internet... Vous pouvez prendre contact avec une conseillère en lactation, une animatrice LLL, consulter le site internet de La Leche League qui est une mine d'informations.

Et écoutez vous, suivez votre instinct, ayez confiance en votre bébé. Si ce qu'on vous dis ne résonne pas en vous, vous semble être un mauvais conseil, n'hésitez pas à poser vos question ailleurs pour avoir un avis objectif.

La connaissance, en tout domaine est un atout majeur. Vous serez bien plus forte pour mener votre allaitement à terme si vous êtes bien informé. Cela vous permettra de surmonter les petits tracas qui peuvent survenir pendant l'allaitement et qui ne devraient pas vous inquiéter. Etre armés de connaissance vous permettra aussi de surmonter les éventuels jugements et critiques de l'entourage, de ne pas céder aux mauvais conseils et de renforcer votre confiance en vous et en la sagesse qui à été mise dans la création de votre corps. Que vous soyez ou non croyante, connaître la perfection des mécanismes du corps humain permet de réaliser pleinement le potentiel que Le Vivant à mis en nous !


Bel allaitement à vous !