dimanche 24 juillet 2016

Ce qu'être mère

Salam aleykoum, bonjour.

J'ai souhaité partager ici un article que j'avait rédigé pour MM-blog. Le site rencontrant quelques soucis technique récemment je voulais pouvoir le partager aisément, car je vois souvent des mamans dépassées par l'implication que leur réclame leur tout petit. J'espère que cet écrit pourras être utile à ses mamans et à toutes celles qui à un moment ou à un autre se sentent dépassée (et c'est le cas de la plupart d'entre nous je pense !)




Être mère, devenir mère, se sentir mère.

On entend toutes sortes de choses sur le fait d'être maman. Mais très peu de jeunes mamans sont réellement préparées au rôle extraordinaire qu'elles s'apprêtent à prendre.

On entend les aspects positifs très souvent. Mais de plus en plus on entend aussi un tas de choses comme : il faut surtout prendre du temps pour soi, ne pas s'oublier, continuer à vivre etc. 

Je crois que l'être humain aime les extrêmes et que nous sommes passés, dans notre société, du tout au tout. De la mère dévouée et plus encore, écrasée, oubliée, épuisée par son rôle si prenant qu'elle disparaissait en temps que femme. A la mère « libérée » qui veut continuer à vivre sa vie sans contraintes, que son enfant, bien qu'elle aime de tout son amour de mère, ne soit pas pour elle une contrainte ou une charge.

Mais en vérité je crois qu'être mère est indéniablement une charge, une responsabilité si grande qu'elle induit nécessairement des sacrifices.

Il faut trouver un juste milieu, un équilibre. Bien sûr crouler sous les tâches, s'éteindre et s'oublier au point de foncer tête baissée dans le burn out n'est absolument pas ce don nos enfants ont besoin, ce n'est pas cela être mère.

Mais oui, un bébé c'est prenant, il va demander toute notre attention, une implication constante, physique et morale. Notre esprit va se focaliser sur son bien être et nous seront prête à tout par amour pour lui. Alors, à partir de ce constat, rien d'étonnant à ce que nous dormions moins, que nous sortions moins, que nous n'ayons que peu, ou plus de temps pour nos loisirs.
Nous somme ou seront fatiguées, sans doute à bout plus d'une fois. Nous en avons eu, ou en aurons marre parfois, c'est certains ! Mais cela ne dure qu'un temps ! Comme ne dure qu'un temps cette période ou notre bébé, notre tout petit nous regarde comme la huitième merveille du monde, se colle contre nous plein de tendresse, ayant réellement besoin de nous, dépendant de nous ! Sans y prendre garde le temps à tôt fait de laisser place aux regrets, il ne dépend que de nous …

Ce petit être merveilleux qui nous a été confié, nous allons le conduire à l'autonomie afin qu'il puisse se débrouiller sans nous. C'est le but !
Il nous a été confié, et j'insiste sur cela : nos enfants ne nous appartiennent pas ! Ils appartiennent à Allah et retourneront à Lui. Il nous en a donné la charge et à ce titre on dis qu'ils sont une amana ( un dépôt ). Notre responsabilité est donc très grande et bien sûr cela inclus des sacrifices.

Le statut de la mère n'as pas été élevé à de si hauts rangs sans raison. C'est bel et bien au vue des immenses sacrifices qu'elle fait. Nous nous fatiguons, nous dévouons, nous sacrifions, oui c'est parfois difficile. Notre fatigue est physique et morale. C'est cela être mère. C'est tout donner par amour. Oui nous demeurons des femmes et nous sommes des épouses aussi, des filles, des sœurs, des amies et nous devons bien sûr nous ressourcer de temps en temps, passer le relais, prendre un petit moment pour faire quelque chose que nous aimons, au moins de temps à autre pour reprendre notre souffle, pour ne pas nous oublier totalement...

Mais soyons réalistes, les premières années de nos enfants, nous seront la plupart du temps dévouées pour eux, nos propres besoins mis en stand bye. Et c'est normal !
Il est primordial de l'accepter et de ne pas lutter contre cet état de fait. Lutter contre cela, qui est une fitra ( saine nature ) c'est lutter contre un fait établi, il n'en ressortira rien de positif, mais au contraire, des frustrations pour les deux parties ; Voir des conflits dans la famille entière. Je ne parle pas de craquer une fois de temps en temps, cela est naturel et humain. Non, je parle de refuser d'être au service de nos touts petits et de le vivre comme une tyrannie à notre encontre. Nos petits ne sont pas des tyrans, se sont de petits êtres purs, innocents, ignorant tout des us et coutumes de nos sociétés. Ils ne sont portés que par leurs pulsions et c'est à nous de leur apprendre doucement, patiemment !

La littérature abonde de sujets exprimant le caractère naturel des pleurs du bébé, de ses besoins. Du fait qu'il ne s'agisse pas de caprices. De l'importance de l'accompagner dans ses pleurs et de ne pas le laisser pleurer, de le porter, de le bercer, l'allaiter, bref de l'accompagner à son rythme, de le materner.
Je ne développerait pas plus ici les bienfaits du maternage, ni le fait que les besoins non comblés chez le bébé ressurgirons chez le petit enfant ou l'enfant, créant des difficultés plus tardives mais nécessitant donc le même investissement de la mère.

Alors oui chères mamans, douces mamans. Ce rôle est sans doute LE rôle de votre vie, le rôle le plus important, le plus noble, le plus prenant mais aussi le plus gratifiant. C'est un rôle à vie, certes bien plus éreintant les premières années. Mais c'est au vue de cette force, de tout ce que la mère peu donner et déployer pour son enfant, qu'elle est la personne la plus importante toute la vie de celui ci, qu'elle mérite autant sa bienveillance, son amour, son respect.

Allah à dit à notre sujet :

Nous avons expressément recommandé à l'homme ses père et mère;
sa mère s'étant doublement exténuée,
le portant puis le mettant au monde;
Son sevrage n'ayant lieu qu'au bout de deux ans.
Sois reconnaissant, lui fut-il prescrit, autant envers Moi qu'envers tes père et mère. C'est vers Moi que vous serez ramenés.
(Coran, Sourate 31 - Loqman, verset 14)


L'islam insiste sur la grande place des parents :


 Le Très Haut a dit :
{ Et ton Seigneur a décrété « N’adorez que Lui; et (marquez ) de la bonté envers les père et mère : si l’un deux ou tous deux doivent atteindre la vieillesse auprès de toi, alors ne leur dis point : “Fi !” et ne les brusque pas, mais adresse-leur des paroles respectueuses. Et par miséricorde, abaisse pour eux l’aile de l’humilité, et dis: “Ô mon Seigneur, fais-leur ,à tous deux, miséricorde comme il m’ont élevé tout petit” } [ Sourate 17 - Versets 23-24]


le prophète Muhammad alahi salat wa salam a dit : « La satisfaction d’Allah est assujettie à la satisfaction des parents et son courroux à celui des parents » . (Ibn Hibbane (2/172), hadith n° 429.)


Il alahi salat wa salam a dit aussi :

« La bonté envers ses parents est la meilleure action obligatoire. » (Mizanoul Hikmah, Volume 10, page 709)

Et la mère à été placé 3 fois au dessus du père :

Un homme demande au Prophète Mohammed sala allahu alahi wa salam :
  • "qui dois-je mieux traiter ?"
    Le Prophète lui répondit : "C'est ta mère !"
    "Et ensuite ?", dit l'homme.
    "C'est ta mère" fit le Prophète ("Sur lui la bénédiction et la paix")
    "Et puis ?", dit l'homme.
    "C'est ta mère", répondit le Prophète
    "Et ensuite ?", continua l'homme.
    "C'est ton père", finit par dire le Messager de Dieu.
S'il est dis que le paradis est à nos pieds, que le devoir d'un enfants vis à vis de sa mère âgée vaut plus que le jihad cela n'est pas sans raison :

Ahmed, Ibn Majah et An-Nassaï rapportent d’après Mou’awiya As-Soulamy (qu’Allah l’agrée) qui a dit : « Je suis allé chez le Messager d’Allah (‘alayhi salat wa salam) et je lui dis : « Ô Messager d’Allah ! Je veux accomplir le djihad en ta compagnie en vue du Visage d’Allah et la demeure de l’au-delà.
Malheur à toi ! Ta mère est-elle toujours vivante ? » Rétorqua-t-il alors.
« Oui. » Répondis-je
« Retourne près d’elle et sois bon envers elle. » Dit-il ensuite. Ensuite, je vins lui parler de l’autre côté, et je lui répétai : « Ô Messager d’Allah ! Je veux accomplir le djihad en ta compagnie en vue du Visage d’Allah et la demeure de l’au-delà.
Malheur à toi ! Ta mère est-elle toujours vivante ? » Rétorqua-t-il alors.
« Oui, ô Messager d’Allah ! » Répondis-je.
« Retourne près d’elle et sois bon envers elle. » Dit-il ensuite. Enfin, je me tins face à lui pour lui parler, et je lui réitérai :
« Ô Messager d’Allah ! Je veux accomplir le djihad en ta compagnie en vue du Visage d’Allah et la demeure de l’au-delà.
Malheur à toi ! Ta mère est-elle toujours vivante ? » Rétorqua-t-il alors.
« Oui, ô Messager d’Allah ! » Répondis-je.
« Malheur à toi! Agrippe-toi à ses pieds, c’est là que se trouve le paradis. » Rétorqua-t-il enfin.

Ainsi par amour et par crainte vis à vis de leurs mère et de la reconnaissance leur étant dû, voilà comment se comportaient les compagnons à l'égard de leurs mère :

D’après Anas ibn Nadr Al-Achja’y, « Une nuit, la mère de Ibn Mass’ud (qu’Allah l’agrée) lui demanda de l’eau. À son retour, il lui apporta de l’eau, mais il la trouva en plein sommeil. Il resta immobile auprès d’elle jusqu’au petit matin. »
Mohamed Ibn Al-Mounkadir a dit : « J’ai passé ma nuit à masser les pieds de ma mère, alors que mon frère ‘Umar a passé la sienne en prière ; sa nuit ne me comblait pas autant que la mienne. » Quelle bonté ! Prendre soin de sa mère est un moyen de parfaire notre pratique religieuse sobhanAllah.

Ibn Al-Hassan At-Tamimy (qu’Allah l’agrée) a voulu tuer un scorpion, mais ce dernier pénétra dans un trou. Il y introduisit ses doigts à sa suite et le scorpion le piqua. On lui demanda le pourquoi de son geste, il répondit : « J’ai craint qu’il ressorte et qu’il pique ma mère. »


A tel point que la bienfaisance de nos enfants à notre égard leur absout leurs péchés :

À ce sujet, lorsqu’Abu Moussa Al-Ach’ary et Abu ‘Amir firent allégeance au Messager d’Allah (‘alayhi salat wa salam), ce dernier (‘alayhi salat wa salam) leur demanda : « Qu’est devenue une des femmes de votre tribu qu’on prénomme unetelle… ? » Ils répondirent : « Nous l’avons laissée chez elle. » Le Prophète (‘alayhi salat wa salam) dit : « Sachez qu’Allah lui a absout ses péchés. » Ils dirent : « Pour quelle raison, ô Messager d’Allah ? » Il répondit : « Pour sa bonté envers sa mère. » Le Prophète (‘alayhi salat wa salam) dit ensuite : « Un jour, alors que sa mère était une très vieille dame, un envoyé est venu les avertir qu’un ennemi s’apprêtait à les envahir. Dès lors, elle porta sa mère sur son dos, puis lorsqu’elle fatiguait, elle la reposait, en plaçant le flanc de sa mère contre son ventre et en plaçant ses pieds sous les pieds de sa mère craignant qu’elle se brûle, car le sol était brûlant, et ceci, jusqu’à ce qu’elle soit sauvée. » Allahou akbar ! Quelle miséricorde ! En étant bons avec nos mères, Allah nous pardonne nos péchés !

Tout cela n'est pas sans raisons ! Notre récompense seras des plus grande incha'Allah. Et l'une d'elle pourrait bien être celle ci :

Le Messager d’Allah (bénédiction et paix sur lui) dit : "lorsque l'homme meurt, son œuvre périt avec lui, sauf trois choses : ses aumônes qui ne s’arrêtent pas, sa science dont on retire de l'utilité et un enfant vertueux qui adresse pour lui des prières (à Allah)"

Être mère c'est s'oublier un temps, un temps soit peu, oui c'est donner de soi, donner plus que l'on ne s'en crois capable. C'est tenir debout dans la tempête, assoiffée, apeurée, affaiblie, mais tenir, tenir par amour, tenir pour qu'il vive. Pour qu'il vive cet être que l'on chéri. Être mère c'est être là en pleur, en sang et se battre encore, trouver des forces insoupçonnées au tréfonds de notre âme parce qu’on l'aime. Parce qu'on l'aime cet enfant oui … Parce qu'on l'aime Lui aza wa jal, Lui qui l'a créé ce tout petit, Lui qui lui à donné vie et nous murmure : aime le, prend soin de lui, choie le, mais à moi il reviendra, prend donc soin de lui pour moi.


Être mère ... être mère quel mot pourrait le décrire, quel souffle, quel tremblement de terre exprimerait avec autant de force celle qui émerge d'elle, elle la mère, elle la servante qui donnerait tout parce qu'elle aime. Tout cet amour mes sœurs, tout cet amour que vous serez capable de déployer, cette douceur, cette miséricorde, cette tendresse, Il ta3ala en a plus encore à notre égard, à l’égard de tout ce qu'Il a créé … n'oublions pas que ce que nous donnons c'est pour Lui al Qayum que nous le faisons.